Mon Amie, déjà si loin de moi,
Tu montres ta douceur et ton émoi.
Pourquoi faut-il que tant de choses nous séparent !
Je déteste et détesterai toujours les quais de gare !
Au loin, dans le brouillard le dernier wagon disparaît;
Seul deux points rouges retiennent mon esprit distrait.
Dans combien de temps seras-tu à mes côtés ?
Combien d'Epreuves faudra-t-il vaincre pour nous aimer ?
Mon âme quitte mon corps, la pensée mon esprit,
Dans un ciel lourd de vent et de pluie.
Toutes deux ensemble elles voguent vers toi,
Mon amie, toujours si loin de moi.
Tout à coup réunis cote à cote, nous voyageons,
Par monts et par vaux, avec d'invisibles compagnons,
Dans un ciel enfin clair, escortés d'oiseaux,
Nous arrivons dans un pays inconnu et nouveau.
Des plages merveilleuses nous tendent les bras,
Loin de notre monde et des soucis ingrats.
Sur ce rivage nous parviennent des notes joyeuses.
Mon Amie, ton visage rit, tu es heureuse !
Je souhaite si fort que ce bonheur dure toujours,
Que de pays en pays vive notre grand amour.
Hélas ! Ce n'est qu'un beau rêve, car, seule tu es partie
Mon Amie, je reste; et de larmes mes yeux sont remplis.
A.D (CONCOURS SPAF : primé)
A la mémoire d' Annie + 1977
