fin 9

FLUCTUATION

(sonnet)

La nuit glaciale et pleine de pluie
Cède la place à un jour de tristesse
Me rappelant mes anciennes détresses;
Mon esprit ployé sous un fardeau d'ennuis.

Puis de nouveau tout s'estompe en douceur.
Oh ! Partir vers de nouvelles espérances.
Connaître de nouvelle joies, de nouvelles transes !
Je quitte pour un temps ces noires profondeurs.

Mais comme un chêne, en terre planté
Je dois subir les fluctuations du temps;
Voir se succéder soleil, pluie et vent.

Et sur d'autres lits de douleurs je serai cloué
Les jours se succéderont;
Chargés de pleurs, de rires ou d'oraisons.

AD (CONCOURS SPAF : PRIME)

# Posté le samedi 17 novembre 2007 14:13

fin 10

TU NE ME QUITTERAS JAMAIS


En cette dernière saison,
J'avais au coeur un amour fou;
A la bouche une chanson,
Pour toi, j'ai vécu jusqu'au bout.

Je ne pensai pas qu'il faudrait payer
Tant de joie, tant de bonheur
Et qu'un jour j'aurai abandonné
Le rire au profit des pleurs.

Non, tu ne me quitteras jamais.

On me dit que tu es ailleurs
Au pays de nulle part;
Dans un monde qu'on dit meilleur;

où personne n'attend le grand départ.

Maintenant il ne me reste de toi
Qu'une photo dans un cadre doré,
Que je garde toujours près de moi;
Ma Mie, toi que j'ai tant aimé.

Non, tu ne me quitteras jamais.

Il y aura bien d'autres printemps
Avec des arbres toujours en fleurs.
Mais les jours, les mois, le temps
Ne pourront effacer ma douleur.

Je revois souvent ce grand jardin,
où nous allions toi et moi,
Cueillant un brin de jasmin;
En nous parlant avec émoi.

Non, tu ne me quitteras ......JAMAIS !



A.D (A la mémoire d'Annie + 1977 )

# Posté le samedi 17 novembre 2007 14:18

fin 11

fin 11
SUR UN AIR DE...



C'est sur un air de concerto andalous
Que je calme mon esprit jaloux.
Encore torturé de mille pensées
Par celle que j'ai tant aimé.

Celle pour qui je retiens mes pleurs
Cherchant a les refouler de mon coeur.
Celle qui était à jamais mon "Amie",
Et qui devais un jour partager ma vie.

C'est sur un air de musique tzigane

Que s'apaise enfin mon âme.
Elle s'envole vers ton dernier port,
Et dans un grand élan, un transport;

Elle est auprès de toi, ma Mie,
A qui je suis uni au-delà de la vie.
Je suis à la fin de mon désert.
Je sors enfin de cet enfer

Où mon corps brûlait de mille feux.
Ne voyant de toi que tes yeux,
Avouant de muettes promesses;
Et ton visage friand de tendresse.

Nous sommes de nouveau dans "notre" jardin,
Entouré de fleurs, d'une odeur de jasmin.
Milles vies secrètes partagent ces heures,
où nous vivons ce dernier bonheur.

Mais avant de te rejoindre au-delà du temps,
Il me faudra vivre encore longtemps.
Tu sais, parfois certains soirs, j'ai le coeur lourd
Et seul, dans l'ombre, je mendie les restes de ton amour.



A.D (A la mémoire d'Annie + 1977 )


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# Posté le samedi 17 novembre 2007 14:36

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 08:59

fin 12

fin 12
JE PENSE A TOI




Par un long et triste soir d'hiver
A la lueur vacillante d'une bougie
Dans ma chambre vide comme un désert
Je pense encor' à toi ma Mie.

Les jours sont passés et mon coeur saigne encor'
Depuis que le Destin m'a pris l'Etre cher,
Et de cette plaie que l'on explore
On ne pourra tirer que des regrets amers.

Je pense encor' à toi ma Mie !
Toi, à qui j'avais donné un chant d'espoir,
Sous les rayons de lune un soir.

Contre ce destin ma colère va tonner;
Mais quand je pense à notre coin de nature,
Pour toi, mon élan d'amour se sera de pardonner


A.D (A la mémoire d'Annie + 1977)
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# Posté le samedi 17 novembre 2007 14:41

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 09:08

fin 13

fin 13
SOUS LES CIEUX



Sous les cieux qui changent souvent de couleur
Je n'ai pas encore trouvé le vrai bonheur.
Pourtant je l'ai connu un printemps
A l'aube de mes vingt ans.

Elle était belle et souriante,
comme toutes les étudiantes.
Elle est entrée dans l'adolescence,
Sans regret pour son enfance.

Nous parlions des lendemains,

Nous promenant main dans la main.
Allant de grève en grève,
Bâtissant de nombreux rêves.

Mais les rêves ne durent qu'un temps,
et s'effritent toujours au fil des ans.
Nous ne sommes pas maître du destin,
où se dessinent de nombreux chemins :

Chemins de rencontres ou de séparation,
Parsemés de multiples hésitations.
D'autres voies nous ont vite appelé,
Nous laissant à peine le temps de nous aimer.

Elle est partie comme elle venue,
Ma belle et très douce ingénue.
Et sous les cieux qui changent de couleur,
Pourrais-je un jour retrouver le bonheur.


A.D (CONCOURS SPAF : PRIME)

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# Posté le samedi 17 novembre 2007 16:44

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 09:14