Dispersés aux quatre coins de France
Ils se rencontrèrent un soir sur Internet.
Ils décidèrent de mettre en commun joies et regrets
Mais aussi ce qui met leur c½ur en transe.
Lola, légère comme La plume
Se posa sur un coquelicot,
Oubliant chagrin et amertume,
Vers un nuage s'envola aussitôt.
En chemin elle rencontra le prince Alaric
Chevauchant un magnifique cheval blanc ;
Originaire des côtes d'Armorique.
Fatigué par la route, il s'assit sur un banc.
Se tournant vers elle, il lui dit : "laisse tes Mo-reste avec moi,
Pour tes beaux yeux dorés, mon c½ur est en émoi,
Depuis longtemps je cherche la princesse aux yeux d'or.
La fée Melmiriel rejetée lui avait sûrement jeté un sort !
A l'horizon, il aperçut un gros Cha-bigoudi ;
Espèce rare en ces temps qui courent.
Trapu à souhait et fort dégourdi,
Il est rattrapé par d'autres chats qui accourent.
Le prince en chemin, rencontra un gai luron
"Où vas-tu comme ça ? eh Dis-donc !"
"Je vais dans les bois cueillir le mousseron ;
Ce n'est pas une blague, ni du bidon !"
Plus loin dans la vallée, il vit un autre personnage,
Posant Lamarque sur chaque Pierre.
Il semblait sortir d'un vieux livre d'image.
Il le retrouva plus tard, ripaillant et buvant de la bière
En compagnie de Jeff, éructant 98 Roths,
Et d'un Narnokat autre animal fabuleux,
Au pelage mauve et regard malicieux.
Etourdis de bière, nos compères émirent d'autres rots.
Au détour d'un grand marécage ; ,
Le prince croise le pâtre Danleuten
Dînant d'un fugace fromage et d'un pain au gluten,
Poussant son troupeau vers les hauts pâturages.
Le prince continua son périlleux chemin
Et rencontra le grand Ours(skull) des montagnes
Egaré sur une plage, vêtu d'un beau pagne ;
Surveillant son nounours, jouant avec un Ratmalin.
Brusquement emporté par un tourbillon plein de fureur,
Ils arrivèrent au village fabuleux d'Itsasoa,
Aux maisons bariolées de milles couleurs,
Où dans les jardins trônaient d'énormes séquoias.
Au bout de la route, dans une vieille masure,
Le ratmalin trouva une belle SOURIS grise
Qu'il transforma en fée couronnée d'une belle chevelure
Parée de ses atours, elle était fort bien mise !
Derrière la maison délabrée, au bord de la mer
Gisait un corps inerte, n'ayant plus que la peau et les os.
Le prince s'étonna et se dit : "Il est Mort-imer ?"
Ne serait-ce pas une vengeance du dieu Raphaos ?
A loin sur la vague, naviguait Pricop, sur le bateau des copains.
Et sur le pont, secoué par la lame, s'affairait l'équipage
Composé d'Eric, de Déborah, marie, Frédéric et Simvart prêts l'abordage.
Sans peur ni reproche, bravant les douteux lendemains.
Telle une nuée de papillons autour d'un réverbère,
Nos poètes régulièrement se retrouvent, bannissant tous les maux ;
Formant une troupe de joyeux compères ;
Ils forment enfin "LES AMANTS DES MOTS"
(A TOUS MES AMIS DE MON EX GROUPE)
A.D. © MAI 1999